A propos de moi/ Ma philosophie

Qui suis-je?

Chaque semaine certains d’entre vous me questionnent avec curiosité et sincérité sur mon parcours et la façon dont je suis arrivée à la pratique de l’hydrothérapie du côlon et la naturopathie. C’est une question à laquelle j’aime répondre et je suis consciente de l’importance de « l’identité » d’un lieu et d’un praticien; quelle philosophie ai-je envie de transmettre au quotidien auprès de vous? J’ai décidé d’écrire quelques lignes à ce sujet afin que ceux qui me connaissent en sachent plus, et que ceux qui ne me connaissent pas encore aient une idée du message que je tente de faire passer par ma pratique au cabinet.

Mon parcours:

Formée à la Naturopathie en 2013 (IFSH Marseille), mon choix vient de ma façon de vivre, mon profond intérêt pour le bien-être en général, et ma passion pour le domaine de la santé naturelle, mes nombreuses lectures mais aussi mes expériences personnelles variées dans ce domaine. J’ai choisi de me former à l’hydrothérapie du côlon par volonté d’aller beaucoup plus loin dans la connaissance de la physiologie en général et du système digestif en particulier. En effet, je me suis rapidement aperçu que l’intestin est au centre de ma pratique en naturopathie et que son bon fonctionnement est la pierre angulaire du bien-être. Les pratiques d’hygiène sont pour moi indissociables de l’approche naturopathique. Et c’est sur le plan personnel que j’ai pu tout à fait m’en rendre compte, car j’ai été mon premier sujet !

J’ai donc suivi cette formation de Praticien(ne) en hydrothérapie du côlon (AVS Formation Paris) en 2015, en même temps que je réalisais mon mémoire de fin d’étude: L’intestin au cœur de la naturopathie.

Ma philosophie est ma pratique se rapprochent de la conception « Hygiéniste », qui est définie ainsi: « l’art de se nourrir et de se soigner en harmonie avec les lois de la nature et par la bonne connaissance des aliments spécifiques à l’espèce humaine. »

Je souhaite partager ici, avec mes mots, une partie de ce que je cherche à transmettre. Non pas par un « protocole », une « recette », ou un courant de pensée tout fait, mais simplement avec humilité, par ma personnalité, ma passion et la philosophie qui m’inspire pour pratiquer mon métier.

 

Mon approche personnelle:

« Choisir le mieux« .

On dit que le mieux est l’ennemi du bien…de quel mieux parle-t-on? Du trop? de la performance? de la productivité obsessionnelle? Dans ce cas je dis oui.

Pour moi le mieux c’est « faire de son mieux ». Je ne citerai que très brièvement Les quatre accords toltèques* et en l’occurence le 4e: Fais toujours de ton mieux. Personnellement c’est cela que ce terme m’inspire.

Un autre concept est important pour moi: Le choix. Qu’est ce que choisir? Encore une fois, les termes et les concepts, on y met ce qu’on veut! ce n’est pas la sur-responsabilisation, ni même l’idée qui veut que nous choisissions tout ce qui nous arrive (encore que nous pourrions en discuter mais ce n’est pas le sujet ici) Mais c’est en gros le second volet de ma philosophie, qui peut donc se résumer ainsi: choisir le mieux.

A chaque choix, et il y en a des dizaines si ce n’est des centaines dans une seule journée, choisir le mieux pour soi, à l’instant T.

Ce n’est pas être impeccable ou parfait en toutes circonstances, nous ne sommes pas parfaits et ce n’est pas l’idée, mais nous avons tous envie ou besoin de nous améliorer, même un tout petit peu. Nous nous disons « je voudrais avoir une meilleure hygiène de vie », « je voudrais me sentir mieux dans mes relations/mon travail », « être plus en forme », « être plus écolo, plus responsable » etc, mais par où commencer? nous avons parfois l’impression que c’est insurmontable. Mon conseil: commencer à choisir le mieux (je me répète, oui !)

Concrètement, et pour ne citer que quelques exemples, cela veut dire: Lorsque je fais mes courses, je peux choisir ma nourriture, ce qui va nourrir mon corps, ai-je envie d’aliments morts, additionnés de produits chimiques, dont je sais que je vais regretter de les avoir avalé dès le lendemain, ou d’aliments nourrissants, beaux, frais et qui vont me nourrir de façon adéquate et me donner du plaisir? Oui, cela passe par le choix de chaque aliment, à la lumière de ce qu’il y a de plus important pour moi, que ce soit la gourmandise, la santé, le plaisir de partager, la préservation de l’environnement… Faire chaque choix à l’aide de nos valeurs, de notre identité, de notre état de santé du moment.

Mais également lorsque je choisis d’aller à pied ou en vélo, plutôt qu’en voiture ou en transport en commun, si cela est possible. Quel bénéfice j’en tire? A la lumière de mon désir d’aller vers plus d’activité physique, d’améliorer ma capacité respiratoire, de ne pas participer à la pollution ambiante…

Et cela va s’étendre à chaque parcelle de notre vie, notre façon de communiquer avec notre entourage, de nourrir les relations qui sont précieuses pour nous, de cultiver nos vraies passions, de nourrir notre esprit, d’aspirer au bonheur…

Cela va sans dire que nous ne faisons pas le « bon » choix à chaque fois, et surtout: qu’il n’y a pas « un » bon choix. Mais il y a le meilleur choix, différent à chaque instant. Mesurer le bénéfice d’une chose, cela ne prend qu’un instant, et lorsque nous sommes habitués à cette gymnastique, cela devient réellement un automatisme ! Pour moi cela signifie aussi que lorsque nous avons l’occasion de boire un deuxième (ou troisième!) verre de vin, entourés d’amis, dans une merveilleuse ambiance conviviale, le bénéfice de ce moment partagé peut être infiniment plus fort et plus effectif que le fait de penser à son foie et aux calories ingérées. Ou encore que, lorsque nous choisissons tel jour de prendre la voiture ou le bus plutôt que de marcher, le bénéfice d’aller plus vite et d’avoir le confort d’être au sec quand il pleut dehors, c’est aussi choisir le mieux ! Car grâce à ce confort, aujourd’hui, nous allons peut-être être plus efficace et dans de meilleures dispositions pour la journée, et cela va surpasser à cet instant la volonté de faire de l’exercice. Il s’agit de choisir, à chaque instant, de mesurer, juste pour aujourd’hui, ce qui est le mieux pour nous. La notion d’une perfection me parait absurde, et elle ne fait que nous pousser à la frustration, au sentiment d’échec.

Cela peut paraître difficile, et demander une trop grande concentration, mettre de côté la spontanéité… Comment mettre en place cet automatisme sans perdre la légèreté? Selon moi, c’est justement la légèreté qui va nous permettre de nous rapprocher de cette façon d’être. Cela passe par être conscient, être présent à soi. Avoir conscience que le moment présent est le seul qui existe. A cet instant, pour aujourd’hui, ceci ou cela compte pour moi et je veux être en accord avec ce qui compte pour moi…et avec ce qui est adéquat vis à vis de mes besoins, de mon état de santé, de mes aspirations.

La présence à soi est aussi ce qui va nous permettre de faire naturellement le bilan de nos choix, sur une période donnée, la somme de tous mes choix est-elle positive, bénéfique pour moi? Et si ce n’est pas le cas, se permettre de rectifier le tir…Et nos prochains choix se feront à la lumière de ce désir de rectifier.

Cette conscience fait le lien entre notre corps, notre esprit, nos émotions, tout ce qui fait de nous un être entier et harmonieux.

Quel plaisir d’être en accord avec soi, de faire de notre mieux, et de s’émerveiller de nos capacités, n’est-ce pas? Et dire que c’est à la portée de tous !

Car il s’agit aussi d’une notion clé: être indépendant. Dans un monde qui nous fait souvent croire que nous sommes dépendants, des objets, de la médecine, des substances en tout genre, de l’image… Choisir et faire de notre mieux c’est apprendre, mieux se connaitre, reconnaître ses erreurs et ses dysfonctionnements, accepter, faire valoir nos capacités… c’est reprendre le pouvoir. C’est ainsi que nous pouvons devenir plus forts, être en confiance, être en bonne santé, être en vie. Être.

Prêts? 🙂

 

Anne-Lise

 

* Les quatre accords toltèques, la voie de la liberté personnelle – Miguel Ruiz